Intelligence artificielle

De ObSing_wiki
Aller à : navigation, rechercher

On a énormément parlé d'intelligence artificielle en 2017-2018, jusqu'à la saturation parfois. Ces mots, généralement mal définis, ont souvent fait beaucoup de bruit, notamment sur les réseaux sociaux, éveillant des craintes parfois exagérées mais très médiatiques. Au point que certains spécialistes[1] se sont demandés si ces craintes irrationnelles n'étaient pas parfois instrumentalisées pour masquer des dangers beaucoup plus triviaux mais beaucoup plus réels.

Quoi qu'il en soit, l'IA, c'est déjà une réalité qui s'insinue dès à présent dans les services que nous utilisons au quotidien. Pour démêler le vrai du faux et pour s'adapter à cette révolution, il est indispensable d'être capable de la reconnaître et d'en comprendre les différentes formes[2].

Généralités et aspects globaux

L'Intelligence artificielle en quelques mots

Les «mots intelligence artificielle» font peur ou font rêver. Mais que recouvrent-ils? L'une des meilleures définitions que nous ayons trouvées au cours de notre étude est probablement l'une des plus anciennes, puisqu'elle remonte à 1956[2].

«On appelle intelligence artificielle la science dont le but est de faire réaliser par une machine des tâches que l'homme accomplit en utilisant son intelligence.».

Cette définition, si elle n'est pas la plus académique, rend bien compte d'un phénomène souvent observé dans la jeune histoire de l'intelligence artificielle: Chaque fois qu'elle a progressé, on a entendu de nombreux humains nier qu'il s'agisse d'intelligence et affirmer en substance: «On ne pourra dire qu'une machine est intelligente que le jour ou elle sera capable de... Battre le champion du monde d'échecs, résoudre des équations algébriques, traduire un texte, répondre au téléphone etc.» Et bien entendu, chaque fois que ce genre d'étape a été franchie, les mêmes critiques se sont empressés de trouver mille et une raisons d'affirmer qu'il ne s'agissait pas encore d'intelligence. Par exemple en affirmant que la machine qui avait battu le champion du monde d'échecs n'était pas seule, car elle avait d'abord été entraînée par des humains. Comme si le champion du monde d'échecs n'avait pas été, lui aussi, entraîné par des humains.

Le «buzzword» des années 2017-2018

Pour autant, à différente périodes de sa jeune histoire, l'intelligence artificielle a fait rêver, parfois à l'excès, avant de décevoir et de retomber dans l'oubli. Ceci est probablement dû au mode de financement de la recherche, qui incite aux annonces fracassantes. La dernière percée importante dans cette discipline a été réalisée grâce à des progrès considérables dans la vitesse de certains calculs informatiques [3] et dans les algorithmes d'apprentissage profond (Deep Learning). Ces progrès ont eu des applications impressionnantes, notamment dans le domaine de la reconnaissance des formes et dans celui des jeux.

On a alors assisté fin 2016 puis dans les années 2017 et 2018 à une multiplication d'annonces fantastiques et d'articles scientifiques mal vulgarisés pour faire du sensationnel. C'est ainsi pour ne prendre qu'un exemple assez emblématique que toute la presse internationale a annoncé au mois de novembre 2016 que deux intelligences artificielles de chez Google s'étaient mises à dialoguer ensemble dans un langage nouveau qu'elles avaient inventé et qui était incompréhensible pour les chercheurs. Les mêmes annonces incroyables se répétèrent quelques mois plus tard avec les AI des labos de Facebook cette fois. [4]

Dans le même temps, nous avons vu, par exemple lors du salons de Futur en Seine de 2017 plusieurs «start-ups» (ou se présentant comme telles) annoncer des miracles à base d'intelligences artificielles pour lever des fonds sur des projets fondés sur des algorithmes très classiques et ne relevant nullement de l'intelligence artificielle. On a aussi assisté à un scandale dans lequel des «jeunes pousses» avaient tenté de lever des fonds en présentant des «preuves de concept» truquées: Le travail qui était censé être fait par des intelligences artificielles était secrètement réalisé par des employés tout ce qu'il y a de plus humains[5]. Enfin et pour prendre un dernier exemple, nous avons en 2018 été invités à un salon professionnel au cours duquel devait nous être présentés «Trois exemple concrets d'utilisation de l'intelligence artificielle dans des PME françaises». Le jour venu, nous avons patiemment assisté à de longs exposés sur le mérites du matériel informatique de l'organisateur, mais la conférence sur les exemples concrets d'IA, reportée en fin de matinée, a finalement été annulée.

Histoire de la discipline

L'histoire de l'IA a déjà connu plusieurs périodes d'essor et de reflux[6]

Certains auteurs[2] font remonter la «préhistoire» de l'IA à Thomas Hobbes et à la théorie de la connaissance exprimée dans son Léviathan publié en 1641, ainsi qu'à l'invention l'année suivante de la première calculatrice mécanique fonctionnelle par Blaise Pascal.

C'est au sortir de la Seconde Guerre mondiale que naissent la cybernétique (science du contrôle et de la communication chez les animaux et dans les machines) puis les premiers ordinateurs programmés pour jouer au jeu d'échecs et pour apprendre. Le terme «intelligence artificielle» est proposé pour la première fois en 1955 par John McCarthy, un des pionniers de la discipline qui inventera la langage de programmation Lisp trois ans plus tard. L'année 1965 voit l'apparition du programme ELIZA qui tentait de simuler un dialogue entre un psychologue et l'utilisateur, en reformulant sous forme de questions la plupart des affirmations du «patient». En 1968, l'ordinateur HAL 9000, dans le film 2001 l'Odyssée de l'espace, marque les esprits en se révoltant contre les humains.

Les années 1970 correspondent au premier hiver de l'IA, au cours duquel la recherche continue bien que l'intérêt du public (et surtout celui des financeurs) se soit émoussé. On assiste notamment à l'apparition de langages informatiques dédiés à l'IA comme Prolog et au développement des premiers systèmes experts.

Les années 1980 seront l'âge d'or des systèmes experts. Les financements reviennent, notamment au Japon qui investit 850 millions de dollars dans le domaine. Les algorithmes appelés «réseaux de neurones virtuels» se développent. Elles seront suivies d'un deuxième «hiver de l'IA»[6] dû principalement au fait que les progrès réalisés se révélèrent trop lents par rapport aux attentes des investisseurs. La victoire du système Deep Blue sur le champion du monde des échecs en 1996 est plus reçue comme une simple preuve de la puissance des supercalculateurs que comme un progrès de l'IA.

A partir de 2005 commence le troisième essor de l'IA. Le projet Blue Brain est lancé en Suisse. Il ambitionne de simuler à terme le fonctionnement d'un cerveau humain. L'ingénieur Ray Kurtzweil publie son livre The singularity is near dans lequel il prédit l'arrivée d'une intelligence artificielle supérieure à celle de l'homme pour 2045. Google lance son projet de voiture autonome en 2009.

Les années 2010 sont celles de l'essor du Deep Learning, technique fondée sur l'analyse de quantités énormes de données (Big Data) par des calculateurs super puissants. Ses premiers succès impressionnent, par exemple en matière de reconnaissance d'images et de jeu, lorsque des systèmes informatiques comme DeepFace deviennent incomparablement meilleurs que les humains en matière de reconnaissance des visages dans une foule. La victoire du système Alphago sur le champion du monde de Go en 2016 fut un autre jalon important.

Le bestiaire de l'IA

IA distribuée et systèmes multi-agents

Algorithmes évolutionnistes

Systèmes experts

Apprentissage machine

Connexionnisme

Réseaux de neurones

IA faible, IA forte, super IA

Idées reçues

Peurs et espoirs liés à l'IA

Vrais et faux dangers

-> Cette partie est à compléter. Votre aide est la bienvenue. Comment faire ?

Notre séminaire du 9 juin 2018

180609 assistance.jpg
180609 intervenants.jpg


Notre séminaire du 9 juin 2018 avait pour thème «Intelligence artificielle, entreprises et emploi dans le sud-est francilien». Il s'est déroulé à la maison des associations de Saint Maur en trois temps.

1) Une présentation de l'intelligence artificielle par Pierre Delavaquerie. Cette présentation sera prochainement disponible sur notre chaîne Youtube. Elle a été complétée par la diffusion de l'interview de Bernard Pouchin sur l'IA dans les transports, qui est disponible sur notre chaîne Youtube.

2) Une synthèse des informations que nous avons collectées au cours de cette année par Jean-Louis Tripard. Cette présentation sera prochainement disponible sur notre chaîne Youtube. Elle a été complétée par la diffusion de l'interview de Marc de Basquiat sur le revenu d'existence, qui est disponible sur notre chaîne Youtube.

3) Une présentation de nos recherches d'informations au niveau local par Christophe Dioux. Cette présentation a été complétée par la diffusion de l'interview de Pascale Luciani-Boyer sur l'IA et les territoires, qui est disponible sur notre chaîne Youtube.


Youtube 2018.png


Retrouvez toutes ces interventions en replay sur notre chaîne Youtube


Dimension locale: Dans le sud-est francilien (et environs)

Entreprises, emplois, salons professionnels

  • Juillet 2018: LightOn est une start-up parisienne (Paris 5) qui a reçu en 2018 le prix Atos – Joseph Fourier dans la catégorie intelligence artificielle. Son co-processeur optique accélère certains calculs de l’IA tout en consommant bien moins d’énergie que les meilleurs processeurs graphiques [7].
  • Juin 2018: Le salon AI Paris 2018 s'est tenu le 11 et 12 juin à la cité de la Mode et du Design à Paris 13ème. Clémence Simmelide, directrice de conférence, a déclaré: « L’Intelligence Artificielle est un concept dont on parle beaucoup mais qui s’incarne peu dans les faits. Avec AI Paris, nous souhaitons montrer concrètement les applications qui découlent de l’IA et aider ainsi les entreprises à mieux se l’approprier »[8].

Manifestations artistiques

Institutions officielles régionales, territoriales

  • Juin 2018: Il semblerait que l’Agence Régionale Ile de France du numérique «La Fonderie» n'existe plus. En tout cas son site web (www.lafonderie-idf.fr) ne répond plus.
  • Juin 2018: Le festival gratuit et grand public «Futur en Seine» a été renommé «Futur.e.s». Il s'est tenu du 21 au 23 juin 2018. Nous y étions. Il occupait un périmètre nettement moins important, et avec beaucoup moins d'exposants, que les années précédentes. Nous avons néanmoins pu assister à quelques conférences et "masterclass" de très bon niveau.

Associations

-> Cette partie reste à créer. Votre aide est la bienvenue. Comment faire ?

Bibliographie

La rédaction de cet article s'est appuyée plus particulièrement sur les publications suivantes:

Livres
  • Le Mythe de la Singularité Faut-il craindre l'intelligence artificielle?, Jean-Gabriel Ganascia, Seuil, 2017
  • Intelligence artificielle: Manuel de survie, Jean-Claude Heudin, Science-eBook, 2017
Revues
  • L'intelligence en 20 questions. L'homme, l'animal, la machine, La Recherche, n° spécial, juin-juillet 2016
  • Intelligence artificielle. Voyage au coeur de l'IA, Libération, Hors-série, décembre 2017 -janvier 2018

Notes et références

  1. Notamment Jean-Gabriel Ganascia, dans "le mythe de la Singularité"
  2. 2,0, 2,1 et 2,2 Intelligence artificielle: Manuel de survie, Jean-Claude Heudin, Science-eBook, 2017
  3. Plus précisément les calculs matriciels similaires à ceux qui sont réalisés dans les cartes graphiques
  4. Voir par exemple cet article de l'Express ou celui-ci dans SciencePost, à comparer à ce démenti publié en août 2017 dans une indifférence quasi-générale: The truth behind Facebook AI inventing a new language.
  5. Pseudo-IA : quand des humains se font passer pour de l’intelligence artificielle
  6. 6,0 et 6,1 Voir l'article de Wikipédia Histoire de l'intelligence artificielle pour plus de détails
  7. Manuel Morages, LightOn, l’accélérateur optique de l’intelligence artificielle, remporte le prix Atos – Joseph Fourier, L'Usine Nouvelle, juillet 2018
  8. Propos publiés par programmez.com




 Retour au sommaire du livre blanc